Le subspace dans une scène d’impacts

Note 1 : Dans le présent document, les termes employés pour désigner des personnes sont pris au sens générique, ils ont à la fois la valeur d’un féminin et d’un masculin.

Note 2 : Dans cet article, je vais essayer de vous parler d’une théorie du subspace dans une scène d’impacts dans le BDSM, théorie que l’on peut extrapoler dans une scène de cordes.

Avant d’expliquer cette théorie du subspace dans une scène d’impacts, je voudrais donner quelques informations neurologiques.

Le système nerveux somatique participe à la relation de l’organisme avec l’extérieur alors que le système nerveux autonome est responsable de la régulation des fonctions vitales internes.

Le système nerveux somatique

Le système nerveux somatique est la partie du système nerveux périphérique qui commande les mouvements et la position du corps et permet de percevoir par la peau diverses sensations (toucher, chaleur, douleur) et de découvrir par les autres organes des sens le milieu environnant (vision, audition, olfaction). Il est constitué de neurones sensitifs et de neurones moteurs. (wikipedia) :

  • Les neurones moteurs comprennent la motricité volontaire et du maintien des attitudes, de la motricité involontaire et des mouvements associés.
  • Les neurones sensitifs comprennent les sensations tactile, thermique et douloureuse, les sensations venant des autres organes des sens (audition, olfaction, goût, vue) gagnent, chacune par un nerf spécifique, un territoire particulier du cortex (cerveau).

Le système nerveux somatique achemine les informations provenant des organes sensoriels vers le cerveau (nerfs sensoriels ou sensitifs, fibres afférentes) et les informations en provenance du cerveau vers les muscles squelettiques (nerfs moteurs, fibres efférentes). Il correspond au système nerveux sensitif, qui permet la perception, et au système nerveux moteur, qui permet les mouvements volontaires. (psychomedia)

Le système nerveux autonome ou végétatif

Le système nerveux autonome ou système nerveux viscéral (aussi appelé système nerveux végétatif) est la partie du système nerveux responsable des fonctions non soumises au contrôle volontaire. Il contrôle notamment les muscles lisses (digestion, vascularisation…), les muscles cardiaques, la majorité des glandes exocrines (digestion, sudation…) et certaines glandes endocrines. Le système nerveux autonome contient des neurones périphériques mais aussi centraux. (wikipedia)

Le système nerveux autonome (ou végétatif) est responsable des fonctions automatiques de l’organisme (digestion, rythme cardiaque, transpiration…). Il comprend deux systèmes : les systèmes nerveux sympathique et parasympathique.

Ces deux systèmes contrôlent l’activité des organes internes par des actions opposées :

  • Le système sympathique répond au stress en préparant à l’action. Ce système est associé à l’activité de deux neurotransmetteurs : la noradrénaline ou norépinéphrine  et l’adrénaline ;
  • Le système parasympathique amène un ralentissement général des fonctions de l’organisme. L’activité de ce dernier est favorisée par la relaxation. Ce système est associé au neurotransmetteur acétylcholine (sur lequel agissent notamment les médicaments anticholinergiques). (psychomedia)

Le subspace dans les impacts

Après ces quelques informations neurologiques, il est plus simple de comprendre ce qu’il se passe lors d’un subspace dans une scène d’impacts.

Au départ, la personne dominante impacte le corps de la personne soumise. La douleur est somatique (le corps, donc elle est physique), la souffrance est l’intensité de la douleur, elle est psychique (elle est donc cérébrale).

  • Lorsque la douleur est égale à la souffrance, on a donc une représentation cérébrale parfaite de ce que le corps peut vivre.
  • Lorsque la douleur est différente de la souffrance, on a une représentation faussée de la ce que le corps peut vivre. Le cerveau est dans une sorte d’illusion :
    • Lorsque la douleur est supérieur à la souffrance. On est dans un subspace ;
    • Lorsque la douleur est inférieur à la souffrance.  On pourrait associer cela à une douleur psychogène.

Nous sommes, lors d’un subspace dans une scène d’impacts, dans une douleur qui est inférieur à la souffrance vécue par la personne soumise.

Comme le corps envoie par les neurones sensitifs du système nerveux somatique, une information au cerveau comme quoi il est en danger ! Il reçoit des impacts ! De ce fait le cerveau reptilien (le monde des instincts) fait que le corps et le cerveau vont se mettre en mode survie. C’est-à-dire, le cerveau va désalimenter les organes non vitaux tels que les bras, les jambes… et va réserver toute l’oxygène transporté par le sang aux organes vitaux.

Le cerveau consomme environ 25% de l’oxygène que l’on respire. Lors d’un subspace dans des impacts, la personne soumise n’est pas dans un stress. La respiration est ralentie par le système parasympathique. Si les organes non vitaux sont mis en état de sommeil, ils auront moins d’oxygène, et l’oxygène sera acheminé vers les organes vitaux. Le taux d’oxygène va donc augmenter dans le cerveau, il sera supérieur à 25%. Le cerveau sera en hyperoxie, une forme d’hyperventilation qui apportera une accélération de la pensée, des hallucinations, et une diminution des réflexes respiratoires.  L’augmentation du taux d’oxygène est donc un phénomène puissant, mais dangereux lorsqu’il est entre les mains d’une personne qui ne sait pas l’effet et les conséquences de ce qu’il produit !

Lors d’un subspace, le cerveau va dérégler le rythme cardiaque ainsi que respiratoire et peut dans certains cas provoquer des hallucinations assimilables à la prise de drogues. Le risque le plus fréquent est que la personne soumise cède à la panique avec les risques inhérents : chute, chocs, traumatisme, etc. Elle peut tomber en syncope aussi.

Le manque d’oxygène dans ses membres va avoir comme effet que ses jambes, son corps vont se dérober sous son propre poids. La personne tombera au sol de la même manière qu’une serviette de bain. Mais le manque d’oxygène dans le corps aura aussi l’effet d’une anesthésie, la douleur sera moins ressentie, moins d’informations par le système nerveux somatique seront transmises au cerveau. Ce qui aura pour effet d’avoir une souffrance moindre que la douleur.

Lors d’une suspension, lors d’un subspace, le manque d’oxygène dans le corps peut produire une forme d’anesthésie aussi. La douleur sera moins ressentie. Moins d’informations par le système nerveux somatique seront transmises au cerveau. Une des raisons pour lesquelles il ne faut jamais laisser trop longtemps une personne suspendue dans des cordes.

Il nous manque des données cliniques et scientifiques pour argumenter et démontrer cette théorie que je viens de décrire. Théorie qui se base sur ma propre expérience lors de scène d’impacts ou de cordes.

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