Acronyme BDSM

J’ai pour habitude de nommer tout ce qui n’est pas BDSM comme étant vanille. Si je prends l’exemple d’un couple vanille dans notre société, c’est une union conjugale rituelle et contractuelle, à durée illimitée ou indéterminée, reconnue et encadrée par une institution juridique. Dans les droits et les devoirs, Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de leur couple. Dans un couple BDSM, en étant le Maître, j’assure la direction morale et matériel de notre couple BDSM, ma soumise ou esclave devra me servir, elle a des devoirs et des obligations.

Je définis le BDSM ainsi :

  • le D -> Discipline : philosophie et règles du BDSM

Du latin disciplina, dérivé de discipulus (disciple), lui-même de discere (apprendre).     Ensemble de règles.

L’éducation du latin educatio de même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex : hors de), signifie ‘’guider hors de’’ donc sortir de sa zone de confort, sortir de ses certitudes, de ses connaissances, compétences, capacités.

L’éducation me permet d’emmener ma soumise ou esclave vers la maîtrise de sa soumission ou son esclavage.

La discipline est le cadre qui régit la relation entre ma soumise et moi. Elle me permet de définir mes intentions.

  • Le B -> Bondage est un terme américain (anglais), il vient du verbe : to bond => se lier. Les deux expriment l’art de lier, de se lier, de s’attacher, d’attacher.

Comme beaucoup de mots dans une langue, leurs sens souvent dépassent leurs définitions et expriment un concept.

Je ne mets pas leur différence dans l’intention que l’on a, mais plus dans le “comment” on exprime notre intention. Donc de quelle manière, de quelle sorte, par quel procédé, on va lier, se lier, attacher, s’attacher…

Le Bondage me permet de définir ma connexion.

La connexion institue le lien, il nous unit, il nous permet de communier corps et esprit.

Avec la Discipline, je pose mes intentions, avec le bondage je pose ma connexion.

  • La D/s -> Dom/soum

On ne peut avoir une relation D/s que si l’on a trouvé notre alter-ego dans le BDSM.

Lorsque je trouve mon alter ego, je peux expliquer et mettre en pratique ma “Discipline” et mon “Bondage”.

Pour cela, je dois expliquer ma Discipline et mon Bondage à ma soumise ou esclave, je me dois d’écouter et d’entendre sa Discipline et son Bondage, puis avec les deux de construire notre Discipline et notre Bondage, car il m’appartient de construire, de guider, de faire évoluer et vivre notre relation.

La soumise ou esclave va me servir, et je servirai notre relation.

Comment je différencie la soumission de la domination dans le BDSM

La soumission est l’acte de se soumettre. Se soumettre, c’est donner l’acte décisionnel à une personne choisie.

La domination est l’acte de soumettre. Soumettre, c’est décider pour une personne choisie.

Comment je différence le Dominant du Maître

Tout comme le dominant, le Maître est dans la domination. Ce qui le distingue du Dominant est la maîtrise.

La maîtrise est une activité de la raison (logos en grec). Elle soumet à la critique, donc met en crise. Le Maître doit créer une rupture entre le mythe et la réalité, entre l’opinion et le savoir. Le maître doit viser la cohérence de la représentation (par la démonstration) en cherchant un principe d’ordre dans ce qu’il génère, suscite. Le Maître doit suivre une éthique (ethos en grec), et il va donc forcément engendrer une passion (pathos en grec) chez sa soumise.

L’important n’est pas dans l’apparence mais dans la présence, dans ce qui est ; ce qui fait que j’ai beaucoup de mal avec les personnes qui surjouent ou qui sousjouent.

La maîtrise de la domination passe par la théorie du Maître ignorant. Le Maître ignorant n’est pas un Maître qui ne sait rien, mais un Maître qui ignore ce qu’il produit comme effet : nul ne détient ce qu’il transmet. Le Maître met une intention, mais comment peut-il être sûr du résultat de son intention ? Comprendre cela, c’est comprendre que le risque est omniprésent. Une soumise n’ingère pas les effets du Maître, mais elle poursuit sa propre aventure dans son monde des émotions et ressentis. Le vrai pouvoir du Maître n’existe pas dans sa capacité à obtenir un pouvoir sur sa soumise, mais dans sa capacité à générer un environnement propice à sa soumise pour qu’elle poursuive son aventure dans son monde des émotions et ressentis.

Comment je différencie la soumise de l’esclave

Je pose cette différence dans les droits et décisions.

Quelles sont les droits et décisions que peut prendre la soumise :

  1. La soumise décide d’être soumise ;
  2. La soumise décide à qui remettre ses actes décisionnels ;
  3. La soumise a le droit d’attirer l’attention du Maître sur un acte qu’il est sur le point de faire (ou a fait) qui est illégal, contraire à l’éthique, abusif physiquement ou émotionnellement, ou d’une quelconque impossibilité de faire ;
  4. La soumise a le droit de terminer et de quitter la relation.

Quelles sont les droits et décisions que peut prendre l’esclave :

  1. L’esclave décide d’être esclave ;
  2. L’esclave décide à qui remettre ses actes décisionnels ;
  3. L’esclave a le droit d’attirer l’attention du Maître sur un acte qu’il est sur le point de faire (ou a fait) qui est illégal, contraire à l’éthique, abusif physiquement ou émotionnellement, ou d’une quelconque impossibilité de faire.
  4. Mais l’esclave n’a pas le droit de terminer et de quitter la relation.

Au-delà de cela, cependant, la soumise n’a que les droits qui ont été accordés par le Maître. Cependant, la soumise ou l’esclave a le droit de demander clarification, ou pour expliquer pourquoi cet ordre ou instruction peut ne pas obtenir le résultat recherché par le Maître. Demander ne veut pas forcément dire obtenir, le Maître pourra réviser sa décision, l’acte décisionnel doit rester au Maître.

Le Maître est responsable de sa soumise ou de son esclave, ainsi que de son épanouissement, de sa croissance et de son développement. Dans cette optique, le Maître doit tempérer ce qui est demandé à la soumise ou l’esclave, pour s’assurer qu’il est conforme aux buts et intentions de sa relation BDSM, de même que le Maître ne peut pas ignorer en grande partie les demandes de sa soumise ou de son esclave, afin de ne pas entrer dans une relation de type ‘’FuckPlaying’’ .

La soumise ou l’esclave n’est pas ma ‘’petite amie’’. Une ‘’petite amie’’ est une personne ayant les mêmes droits et responsabilités que son partenaire, la soumise ou l’esclave est la propriété et n’a que les droits que lui confère son Maître.

  • Le SM -> Sado/Maso

Le SM me permet de mettre de l’intensité dans notre relation, ancrer la Discipline et le Bondage, mettre en action et en acte la D/s choisie. le SM consolide la relation, la connexion.

Pour se faire, j’utiliserais diverses pratiques BDSM lors de scènes privées ou publiques.

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