L’Histoire du Shibari : des origines aux Maîtres
De la corde qui tourmente
à la corde qui caresse
Une « école » du shibari n’est pas un répertoire de nœuds, mais une réponse à une question : que vient-on chercher, donner, vivre lorsqu’on encorde une personne ? Voici les lignées et les philosophies de corde, des racines martiales aux maîtres d’aujourd’hui.
Faire de la souffrance une beauté : non le sadisme, mais une épreuve traversée, où le corps lié exprime ce que le confort ne dirait jamais.
On lie lâche, pour que la corde glisse et effleure ; l’intensité physique s’efface devant l’échange émotionnel. « Exprimer l’amour par le seul medium de la corde. »
Tout le reste, lignées, styles, tempéraments, se situe quelque part sur cet axe.
Aux sources
Les grandes lignées
Semenawa Aibunawa Autre voie
L’axe sous l’axe
Ce qui sépare le semenawa de l’aibunawa n’est pas seulement la douleur ou la douceur : c’est une affaire d’orientation. La question, toujours, est de savoir vers qui la corde est tournée : vers l’autre, ou vers soi.
« Que fait-on, vraiment, lorsqu’on lie un autre être ? »